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Présentation du programme et Courts-Métrages 2020

Venez découvrir la 13ème édition du Festival DIAM !

Mercredi 22 janvier 20h Espace des Diversités et de la Laïcité

Présentation du programme :

Projection de 3 courts métrages

Accessibles au public sourd et malentendant

Suivie d’un concert de la chorale Les Voix des Fiertés

Suivi d’un verre de l’amitié

Isla Ignorada

Sara Merec Espagne 2019 17 mn VSM

Documentaire sur les lesbiennes dans le monde rural de Galice.

La bague au doigt

Gerlando Infuso Belgique 2018 15 mn

Pour qui sera la bague ? Joli film d’animation.

Pré drink

Marc-Antoine Lemire Canada 2017 23 mn VSM

Quand un délire entre potes amène un beau moment de complicité et l’acceptation de son corps.

Prix du Meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto 2017

Entrée libre

Prix du jury et du public

Apéro Bear’s 2020

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Le Bears invite DIAM à présenter sa 13e édition le dimanche 19 janvier à 18h. L’équipe viendra avec plaisir se faire dorloter par Jean Mi et vous, serez-vous là ?!

Apéro ouvert à tou.te.s et entrée libre.


Après la Boysnight, venez retrouver l’équipe et les invité.e.s du festival au Bears, un moment de détente qui permettra de belles discussions !

RDV le vendredi 7 février après minuit.

Soirée d’ouverture du 13e Festival Des Images aux Mots

Mercredi 29 janvier

18h Cocktail d’inauguration

RDV à la Salle des Illustres à la mairie (place du Capitole)

Invitation à imprimer

20h30 Soirée d’ouverture au Gaumont Wilson

L’association Gang de Kings vous invite à découvrir les univers de ses drags flamboyants. En jouant de milles et unes manières avec le genre, ils vous donneront peut-être envie de faire la même chose.

21h Projection exceptionnelle du film JT Leroy encore non sorti en France avec un casting de rêve :  Kristen Stewart et Diane Kruger !

JT Leroy

Gaumont Wilson – Film d’ouverture le 29 janvier 21h

Dimanche 2 février 14h, samedi 8 février 22h

Justin Kelly 2018 Etats-Unis 108mn VOSTF

San Francisco, 2001. En débarquant chez son frère Geoff, Savannah (Kristen Stewart), jeune femme androgyne, découvre que la compagne de celui-ci, Laura (Laura Dern), une femme exubérante d’une quarantaine d’années, est l’auteur de plusieurs best-sellers sous le nom de JT Leroy. Les romans, censés être autobiographiques, mettent en scène un jeune prostitué au passé traumatique pour qui elle se fait passer au téléphone. Mais le succès grandissant, elle a besoin de quelqu’un pour incarner physiquement JT auprès des médias et des stars hollywoodiennes dont il est la coqueluche. Elle demande alors à Savannah, elle-même en pleine quête identitaire, de « devenir » JT.

Réalisée par Justin Kelly (I am Michael, King Cobra) et coscénarisée par la véritable Savannah Knoop, cette comédie dramatique inspirée de faits réels revient sur le « hoax » littéraire qui a secoué le tout-Hollywood au milieu des années 2000 tout en interrogeant sur les notions d’identité, de genre, d’orientation sexuelle et la valeur de l’engouement médiatique autour d’une œuvre et de son auteur.

Film de clôture au TIFF 2018 et au BFI Flare London 2019. Présenté au festival de Deauville 2019

Inédit à Toulouse

Pride Toulouse

AVANT PREMIÈRE DE BIXA TRAVESTY

20/05 20h DIAM | Cinéma le Cratère, TOULOUSE
Le portrait de Linn da Quebrada, artiste du Brésil qui déconstruit le machisme et questionne l’identité de genre à travers des chansons provocantes et vraies. Primé meilleur documentaire au Teddy award de Berlin.


17/05 PROJECTION FILM «HARVEY MILK» + COURTS-MÉTRAGES LGBT AVEC DIAM et ALERTES | Le Club, RODEZ


27/06 PROJECTION-DÉBAT DE « LES INVISIBLES» AVEC MYRIADES ET IDÉES et ALERTES | CinéOde, MILLAU

YOSSI ET JAGGER

Lundi 13 Mai à 20h à l’Espace des Diversités et de la Laicité.

de Eytan Fox

DRAME, 30 NOVEMBRE 2005 (1H 05MIN)

Avec Ohad Knoller, Yehuda Levi, Assi Cohen

Yossi et Jagger sont officiers dans l’armée israélienne. Ils sont également amoureux l’un de l’autre. Leur rapport caché complique les choses à la base militaire où ils officient.

Proposé par Le Printemps du cinéma Israelien et Hébraica.

Présentation du programme et Courts-Métrages 2019

Mercredi 23 janvier 18h EDL

Projection de 4 courts métrages
Suivie d’un concert de CharGharb Trio

Un groupe de jeunes femmes palestiniennes, passionnées de musique et de culture, qui se dressent contre les normes et les stéréotypes culturels en cultivant une sonorité hybride, à la fois orientale et classique.

Chechnya Jordan Goldnadel, France, 2018, 15 min, VOST

Tchétchénie, de nos jours. Un film inspiré de témoignages sur l’horreur du sort réservé aux homosexuels dans le pays.

Three centimeters Lara Zeidan, Liban/Canada, 2018, 9 min, VOST

A Beyrouth, quatre amies adolescentes font un tour de grande roue. En prenant de l’altitude, les langues se délient.

Mrs McCutcheon, John Sheedy, Australie, 2017, 17 min, VOST

Tom, 10 ans, préfère les robes et a du mal à se faire accepter dans sa nouvelle école. C’est sans compter sur sa maman, la maîtresse, et son nouvel ami Trevor…

More than god, Kevin Cahill, Irlande, 2015, 9 min, VOST

De surprise en malentendus, voici un mini-vaudeville pétillant d’humour noir.

Entrée gratuite

Ulrike Ottinger à la CINÉMATGÈQUE

Figure de proue du cinéma d’avant-garde allemand et féministe de la première heure, hommage à une cinéaste hors du commun qui n’en finit pas de secouer le cinéma depuis le début des années 1970.
Nous avons déjà programmé occasionnellement de ses films – dans le cadre de programmations thématiques ou de soirées événementielles – mais nous n’avions jamais proposé une rétrospective de l’ensemble de son œuvre pour elle-même. Peut-être parce que son cinéma semblait trop balisé « avant-garde », « féministe », et que cela finissait par le confiner aux centres d’art contemporain et aux soirées ou festivals LGBT. Peut-être aussi parce que tout simplement, tout en semblant tout étiqueté, c’est un cinéma qui n’en finit pas d’échapper aux tiroirs dans lesquels on ne peut s’empêcher de vouloir enfermer les films ou/et leurs auteur.e.s ; et que se dérobant à tout critère, il paraît difficile à défendre auprès d’une large audience, comme réservé à une élite et à montrer avec parcimonie. Telle l’argenterie que l’on sort pour certaines occasions. Sauf que le cinéma d’Ulrike Ottinger vaut plus que de la vaisselle, tenant davantage du diamant. Solitaire, tant il est éclat et unique. Autant de raisons qui font justement qu’une rétrospective s’imposait. Autant de raisons qui en font un cinéma passionnant à partager.
Plongée dans un univers étrange et beau qui se donne comme de la peinture et des sons. Une suite de tableaux en guise de narration. Et la transgression pour fond de toile. Velasquez pop, Ulrike Ottinger dépeint moins le monde à travers le cinéma qu’elle ne peint un monde transfiguré par son regard. Un monde tel une fête foraine décadente dans laquelle des personnages de contes saisis en portrait cherchent à trouver refuge. Un monde baroque où le simulacre retrouve sa fonction antique : la représentation d’un possible mythe. Jumelle d’un Paradjanov / Jodorowski siamois, elle crée d’iconoclastes icônes, fantômes ou phantasmes, qui inventent un nouveau réel. Un réel qu’elle n’hésite pas à bousculer en allant le chercher à travers le documentaire, jonglant avec les genres cinématographiques, documentaire et fiction, comme avec les sexes, féminin et masculin. Transgenre.
Qu’elle filme la chute du mur de Berlin ou la manipulation d’un Dorian Gray par des médias mabusiens, qu’elle parte à la recherche de Juifs exilés à Shanghai ou qu’elle envoie Delphine Seyrig à la rencontre d’Amazones mongoles, qu’elle s’enfonce dans le pays de la neige en mode Kabuki ou qu’elle nous offre une odyssée du monde complètement dingue à travers le temps, ou qu’elle nous entraîne avec amusement dans un célèbre parc d’attractions viennois sans ticket de retour, c’est toujours à un voyage vers le fabuleux qu’elle nous invite. Un poème surréaliste peut-être, en apparence. Un voyage écrit par une poétesse shaman, certainement. Initiatique.

Franck Lubet, responsable de la programmation

En partenariat avec le Goethe-Institut dans le cadre de la Semaine franco-allemande (19 janvier-2 février 2019).

https://www.lacinemathequedetoulouse.com/programmation/cycles/2099