Archives de catégorie : Évènements

Sexo Safe

Les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) sont les plus touchés par le VIH et les autres IST en France.

Sur 10 personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année, 4 à 5 sont des HSH. Soit 40 à 50% alors que la population des HSH sexuellement actifs est estimée à 1,5 % de la population générale. C’est également la population la plus touchée par les autres IST (syphilis, gonorrhées, condylomes…).

Le risque de VIH et d’IST reste donc très présent pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, malgré les efforts qu’ils ont mis en place depuis le début de l’épidémie pour se protéger eux et leurs partenaires.

Aujourd’hui, le préservatif n’est plus le seul moyen de prévention pour le VIH (mais le seul qui protège contre les autres IST). Grâce à l’arrivée de nouveaux outils de prévention du VIH, plusieurs solutions existent pour se protéger et protéger ses partenaires d’un soir, de quelques jours, de plusieurs mois ou de la vie.

Les dépistages sont importants car la plupart des IST se soignent. Et il est primordial de connaitre son statut sérologique VIH par un dépistage régulier car, si on ne guérit toujours pas du VIH, grâce aux traitements le risque pour une personne séropositive de transmettre le VIH est très fortement diminué. Une prise en charge précoce et adaptée est par ailleurs la garantie d’une bonne qualité de vie et d’une espérance de vie normale.

Se protéger contre le VIH et les autres IST est utile, rassurant et efficace, autant pour soi-même que pour ses partenaires.

Présentation du programme et Courts-Métrages 2017

Présentation de la 10e édition du festival
Mercredi 25 janvier à 18h00
Auditorium de l’Espace des Diversités et de la Laïcité

Cette présentation sera suivie de la projection de trois films.

Swirl

De Petersen Vargas, Indonésie, 2016, 4 min, VOST

Au cours d’une journée ensoleillée, deux filles se rapprochent.

The Orchid

De Ferran Navarro-Beltran , Espagne, 2016, 3 min, VOST

Parfois, les conversations les plus importantes sont provoquées sur messagerie vocale.

Not K.O.

De Xavier Sirven , France, 2016, 20 min

Joanne part. Pour Polly, la fille du garagiste du coin, il ne reste qu’une chose à faire : dépasser les sous-entendus et donner corps à leur histoire d’amour. S’il y a quelque chose à vivre avec Joanne, Polly est prête à tout.

Entrée gratuite
Suivi d’un verre de l’amitié

Week-end ACID à la Cinémathèque.

Depuis sa création en 1992, l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) défend inlassablement la création cinématographique indépendante, œuvrant pour une meilleure diffusion des productions qui osent sortir des sentiers battus et rebattus. Sa particularité est d’être une association de cinéastes qui soutiennent d’autres cinéastes (chaque cinéaste est parrainé(e) ou marrainé(e) par un(e) autre cinéaste). Autant dire que le regard est aussi précis qu’exigeant. Et, effectivement, c’est le cinéma contemporain le plus novateur que l’on découvre à travers son catalogue.

Ouvrir une fenêtre à ce cinéma contemporain défendu par l’ACID, c’est ouvrir une fenêtre sur un autre cinéma. Celui-ci n’exclut pas le classique. Au contraire, il s’en nourrit et le nourrit en retour. Il élargit le regard.
Retour d’ACID, épisode 2 : Week-end avec Patric Chiha, talentueux cinéaste autrichien qui s’était fait remarquer dès son premier long métrage, Domaine, sélectionné à la Mostra de Venise et placé tout en haut de son Top Ten 2010 par John Waters. Beatrice Dalle, magnifique, y interprétait une mathématicienne mystérieuse entraînant dans son chaos des possibles, un jeune homme de 18 ans. Son film suivant, Boys Like Us, était une comédie initiatique qui, sur le ton de la loufoquerie, amenait trois amis homos à prendre de la hauteur sur les pentes glissantes des Alpes autrichiennes. Son prochain film quant à lui, Brothers of the Night, sur les écrans à partir du 8 février, et qu’il présentera en avant-première au Cratère le jeudi 2 février, est un superbe portrait de jeunes Roms bulgares se prostituant à Vienne. Un film qui louvoie intelligemment entre scènes dramatisées par des décors et une lumière inspirés du Querelle de Fassbinder et les confidences, les liens forts, entre ces jeunes hommes, hétéros, aussi beaux que des raggazi sortis d’un Pasolini. Semi-documentaire, plutôt que docu-fiction, une étrange alchimie qui libère une mélancolie du déracinement social et sexuel. Un film résolument sensible et à part dans sa forme.
Patric Chiha, qui présentera également une carte blanche de quatre films, sera accompagné de Ioanis Nuguet, un de ses parrains au sein de l’ACID, auteur de Spartacus & Cassandra, son premier long métrage repéré à Premiers Plans, festival des premiers films d’Angers. Un conte documentaire qui trace à travers une poésie réaliste le parcours de deux enfants roms en France. Un chemin initiatique qui passera par le trapèze pour un film écrit à hauteur d’enfant.


Brothers of the Night
(Brüder der Nacht)
Patric Chiha
2016. Fr. / Aut. 88 min. Coul. DCP. VOSTF.
Ils sont jeunes. Ils sont beaux. Ils sont roms, d’origine bulgare. Ils sont venus à Vienne gagner de l’argent pour leur famille. Ils vendent leur corps. Un travail comme un autre. Ou presque.

Séance présentée par Patric Chiha

> Jeudi 2 février à 20h30
Cinéma Le Cratère


Rencontre avec Patric Chiha et Ioanis Nuguet

Entrée libre dans la limite des places disponibles

> Vendredi 3 février à 19h


Domaine
Patric Chiha
2010. Fr. / Aut. 110 min. Coul. 35 mm.
Beatrice Dalle, belle, trouble, inquiétante. Elle est mathématicienne. Elle est mathématique. Géométrique. Algébrique. Est-elle abstraite ? Pierre, lycéen, en éprouve le théorème. À eux deux ils reformulent l’équation être étranger au monde.

Séance présentée par Patric Chiha

> Vendredi 3 février à 21h


Le Rayon vert
Éric Rohmer
1986. Fr. 98 min. Coul. DCP.
Un « Comédies et Proverbes » de Rohmer dans lequel la Rivière (Marie, actrice rohmerienne) rejoint l’océan. À la recherche du rayon vert, ce dernier rayon de soleil que l’on ne peut que trouver sur un océan à son coucher et qui, lorsqu’on l’attrape, permet, dit-on, de lire dans ses propres sentiments et dans les sentiments des autres.

Séance présentée par Patric Chiha

> Samedi 4 février à 15h


Les Derniers Jours du disco
(The Last Days of Disco)
Whit Stillman
1998. USA. 112 min. Coul. 35 mm. VOSTF
Comédie sentimentale crépusculaire. Deux jeunes diplômées, Chloë Sevigny et Kate Beckinsale, partagent appartement et soirées disco. On est au début des années 1980. Le disco brille de ses derniers feux alors que les années yuppies frappent à la porte…

Séance présentée par Patric Chiha

> Samedi 4 février à 17h


Spartacus & Cassandra
Ioanis Nuguet
2015. Fr. 80 min. Coul. DCP.
Quand Spartacus, 13 ans, et sa petite sœur, Cassandra, croisent la route de Camille, trapéziste, qui les accueille sous son chapiteau. Une nouvelle route… mais leurs parents, eux, sont toujours dans la rue. Ils sont roms. Quelle route prendre ?

Séance présentée par Ioanis Nuguet

> Samedi 4 février à 19h


Scorpio Rising
Kenneth Anger
1963. USA. 28 min. Coul. 16 mm.
Le film culte de Kenneth Anger. Homo-érotisme, mode cinéma expérimental blasphématoire.

L’Année des 13 lunes
(In einem Jahr mit 13 Monden)
Rainer Werner Fassbinder
1978. RFA. 124 min. Coul. 35 mm. VOSTF.
L’histoire d’Elvira, transsexuel. Pas le plus connu, mais un des plus chocs et forts des films de Fassbinder, qui n’en manque pas. L’amour est une boucherie. La vie est faite de débris et le cinéma est collage.

Film interdit aux moins de 16 ans à sa sortie

Séance présentée par Patric Chiha

> Samedi 4 février à 21h

Soirée d’ouverture du 10e Festival Des Images aux Mots

Lundi 6 Février à partir de 18h

18h00 : Cocktail d’inauguration Mairie de Toulouse, Salle des Illustres (place du Capitole).

Invitation indispensable à imprimer






 

 

Diam2017 – Invitation Mairie


Suivi à 20h30 du film d’ouverture « Jonathan«  au cinéma l’ABC.


Puis à 22h15 du vernissage de l’exposition « 10 ans ! L’expo ! » au cinéma ABC

Exposition au cinéma ABC du 6 au 12 février 2016

10 ans ! L’expo !

Depuis 10 ans une équipe de bénévoles fait vivre le festival Des Images Aux Mots pour vous faire découvrir des films de tous les pays

Inlassablement à la recherche de nouveautés pour vous interpeller, vous étonner, vous faire rêver, vous émouvoir

Xénophiles, anglophiles, francophiles, germanophiles, homophiles mais avant tout Cinéphiles !

Autant de belles images, de chouettes rencontres, de jolis moments partagés que nous vous proposons de revivre

Nos souvenirs sont les vôtres et ils ont permis de tisser de réels liens de partenariat sur Toulouse et la Région ainsi qu’avec un public fidèle de plus en plus nombreux

Surprendre encore et encore de longues années est notre souhait

Vernissage le Lundi 06 février à 22h45 à l’ABC.

Conférence de Didier Roth-Bettoni

Celles et ceux qui ont osé :  ces artistes qui ont réinventé les images de l’homosexualité

Magnus Hirschfeld en Allemagne dans les années 1910, Alla Nazimova à Hollywood vers 1920, Jean Cocteau en France en 1930, Dirk Bogarde en Grande-Bretagne autour de 1960, Pedro Almodovar dans l’Espagne des années 80, Eytan Fox en Israël ou Lucia Puenzo en Argentine aujourd’hui… tous et toutes ont eu l’audace folle et le courage magnifique d’inventer et de prendre en charge des images de l’homosexualité à contre-courant (ou en décalage) avec les représentations dominantes de leur époque ou de leur pays… Portrait de quelques-uns de ces intrépides…

Mercredi 8 février à 18h30, à l’auditorium de l’Espace Diversité Laïcité
Entrée gratuite

Rétrospective Bruce La Bruce à la Cinémathèque

Du 8 février 2017 au 11 février 2017 
Voir les projections

Bruce de décoffrage

À ne pas manquer. À découvrir, mais pas pour tous les yeux. Comme souvent quand on a affaire à un artiste qui change les règles en bousculant les codes ; comme toujours quand il s’agit d’un artisan de la contre-culture et que son œuvre éclabousse le politiquement correct, Bruce LaBruce est un cinéaste qui peut déranger. Un cinéaste underground d’origine canadienne. Un cinéaste LGBT hard. La marge est ce qui fait tenir les pages ensemble, dit-on pour la recentrer. Celle de Bruce LaBruce les froisse, si elle ne les déchire pas. Au programme : homosexualité, gore, fétichisme, éphèbes, romance, zombies, sexe explicite, politique, mise en abîme du cinéma et humour. En une dizaine de longs métrages, sans compter les courts, les vidéos, les expos photos et les installations, Bruce LaBruce, depuis ses débuts fin des années 1980, a inscrit – doublement – son nom au fronton du mouvement Queer et des incontournables du cinéma underground aux côtés des Jack Smith, Kenneth Anger et autres Richard Kern ou Gregg Araki. Élève de Robin Wood, critique de cinéma fondamental dans sa lecture politique et sexuelle des films (Responsibilities of a Gay Film Critic), passé par l’école « Do it yourself » du fanzinat, Bruce LaBruce a développé un cinéma frondeur, provocant et subversif, dans lequel une charge homo-érotique (jusqu’à la pornographie) répond à une violence sociale brutale. Homosexualité radicale affirmée contre norme hétéro. Skinhead se masturbant sur Mein Kampf, fist-fucking avec un moignon, zombie ressuscitant les morts avec son sexe…, Bruce LaBruce érige l’homosexualité en arme de destruction massive contre toutes les formes de bien-pensances, faisant du vit le pied-de-biche qui fracture les tabous des morales étriquées. Après avoir imposé ses canons au New Queer Cinema avec les incontournables No Skin Off My Ass (quand un coiffeur punk désire un skin) et Hustler White (virée dans le milieu de la prostitution gay de Los Angeles), il peut se réapproprier une figure du porno gay en la mixant aux codes du cinéma d’horreur (L.A. Zombie), débouchant sur une métaphore anticapitaliste tissée dans la poésie visuelle trash de l’image numérique. Mais il peut aussi donner dans la comédie romantique taillée dans le patron du cinéma indé pour raconter l’histoire d’un jeune homme qui se découvre une attirance pour les hommes âgés et tombe amoureux d’un homme de 82 ans (Gerontophilia). Le tout sans jamais se départir d’un humour grinçant. Ce qui ne l’empêche pas de laisser sourdre une forme de mélancolie quand il aborde le monde du cinéma, que ce soit dans son autobiographie filmée (Super 8 1/2) ou à travers un film sur un tournage qui est aussi un film de zombie (Otto). Figure emblématique d’un cinéma LGBT radical, Bruce LaBruce est définitivement un cinéaste totalement iconoclaste, qui s’amuse d’une esthétique gay en même temps qu’il la crée et la réinvente. Il y a de la force visuelle dans son cinéma. Et il y a de la révolte. Il y a du Jean Genet. Mais un Genet qui ne se prendrait pas au sérieux, un Genet passé par le romantisme façon John Waters. À ne pas manquer donc.

Rétrospective proposée en partenariat avec Des Images Aux Mots, festival de films LGBT de Toulouse

Franck Lubet, responsable de la programmation

 

Hustler White

De Bruce LaBruce, Rick Castro, 1996, Can. / All, 79 min, VOSTF.

Un écrivain arrogant, Yurgen Anger (lointain écho du cinéaste underground Kenneth Anger), enquête sur les milieux de la prostitution à Los Angeles. Hollywood et porno. Volupté et douleur. À son habitude, LaBruce bricole un petit objet trash, inventif et vivifiant qui convoque aussi bien John Waters, Fassbinder, Jean-Luc Godard et Robert Aldrich. Qu’est-il arrivé à Baby Bruce ? Rien, si ce n’est qu’il filme avec joie un mémorable safari aussi incorrect que sexy.

Ce film est projeté dans le cadre de la rétrospective Bruce la Bruce à la Cinémathèque.

Film interdit aux moins de 16 ans à sa sortie

Jeudi 9 février 2017 à 19h00 à la Cinémathèque

L.A. Zombie

De Bruce LaBruce,  2011, USA / All, 63 min, VOSTF.

François Sagat est une star internationale du film pornographique gay et Bruce LaBruce aura donc eu raison de lui confier le rôle de l’ange du bizarre surgi des eaux dans la baie de Los Angeles. Démarche hasardeuse, crocs saillants et peau bleutée. On se croirait presque chez George Romero. Sauf qu’ici le mort-vivant ranime les morts de la cité des anges avec son sexe ! Aucun mot ne sera prononcé durant toute la durée des pérégrinations du zombie. De tunnels souterrains en backrooms crasseuses, un film gore fou, gay et mélancolique.

Ce film est projeté dans le cadre de la rétrospective Bruce la Bruce à la Cinémathèque.

Film interdit aux moins de 16 ans à sa sortie

Jeudi 9 février à 21h00 à la Cinémathèque