Archives de catégorie : Longs Métrages

Sexo Safe

Les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) sont les plus touchés par le VIH et les autres IST en France.

Sur 10 personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année, 4 à 5 sont des HSH. Soit 40 à 50% alors que la population des HSH sexuellement actifs est estimée à 1,5 % de la population générale. C’est également la population la plus touchée par les autres IST (syphilis, gonorrhées, condylomes…).

Le risque de VIH et d’IST reste donc très présent pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, malgré les efforts qu’ils ont mis en place depuis le début de l’épidémie pour se protéger eux et leurs partenaires.

Aujourd’hui, le préservatif n’est plus le seul moyen de prévention pour le VIH (mais le seul qui protège contre les autres IST). Grâce à l’arrivée de nouveaux outils de prévention du VIH, plusieurs solutions existent pour se protéger et protéger ses partenaires d’un soir, de quelques jours, de plusieurs mois ou de la vie.

Les dépistages sont importants car la plupart des IST se soignent. Et il est primordial de connaitre son statut sérologique VIH par un dépistage régulier car, si on ne guérit toujours pas du VIH, grâce aux traitements le risque pour une personne séropositive de transmettre le VIH est très fortement diminué. Une prise en charge précoce et adaptée est par ailleurs la garantie d’une bonne qualité de vie et d’une espérance de vie normale.

Se protéger contre le VIH et les autres IST est utile, rassurant et efficace, autant pour soi-même que pour ses partenaires.

Brothers of the Night (Brüder der Nacht)

Patric Chiha
2016. Fr. / Aut. 88 min. Coul. DCP. VOSTF.

Le réalisateur Patric Chiha, à qui la Cinémathèque de Toulouse consacrera un week-end les 3 et 4 février, présentera en avant-première son nouveau film, “Brothers of the Night”.

Jeudi 2 février à 20h30 au cinéma Le Cratère.

« Chiha y a filmé une bande d’ados et post-ados bulgares (entre 16 et 25 ans) venus gagner leur vie à Vienne en se prostituant dans les réseaux gays. Leur situation est glauque, mais Chiha lui insuffle une énergie, une beauté et une humanité époustouflantes. Ces “frères de la nuit” sont d’une présence cinégénique extraordinaire : ils sont beaux, sexy, hâbleurs, canailles, aimantent la caméra, et racontent leur expérience de putes homos avec un mélange de vérité abrupte et de frime mytho, tels des acteurs-nés. Chiha ne cherche pas à expliquer, analyser ou dénoncer leur condition de vie, il évite la sociologie et le misérabilisme préférant plutôt accompagner ces jeunes gens avec empathie, les filmer en passant du temps avec eux, en faire des personnages de cinéma. Il ne les filme d’ailleurs pas en “action”, mais en dehors de leurs passes, quand ils sont entre eux et quand ils se racontent, dans la rue ou dans des bars aux éclairages roses, bleus, rouges…
“Brothers of the Night” n’a ainsi rien de voyeuriste mais magnifie au contraire ce sous-prolétariat du sexe et des flux économico-géopolitiques inégalitaires. Chaque plan est inspiré, vibrant, porté par la stylisation coloriste des lumières de bars et par une BO superbe. Pour avoir une idée de la puissance de cinéma à l’œuvre ici, pensez à Fassbinder, Pasolini, Kenneth Anger, rien de moins. “Brothers of the Night” est un film d’une beauté sauvage, du sunlight pour les gueux. »
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles

Week-end ACID à la Cinémathèque.

Depuis sa création en 1992, l’ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) défend inlassablement la création cinématographique indépendante, œuvrant pour une meilleure diffusion des productions qui osent sortir des sentiers battus et rebattus. Sa particularité est d’être une association de cinéastes qui soutiennent d’autres cinéastes (chaque cinéaste est parrainé(e) ou marrainé(e) par un(e) autre cinéaste). Autant dire que le regard est aussi précis qu’exigeant. Et, effectivement, c’est le cinéma contemporain le plus novateur que l’on découvre à travers son catalogue.

Ouvrir une fenêtre à ce cinéma contemporain défendu par l’ACID, c’est ouvrir une fenêtre sur un autre cinéma. Celui-ci n’exclut pas le classique. Au contraire, il s’en nourrit et le nourrit en retour. Il élargit le regard.
Retour d’ACID, épisode 2 : Week-end avec Patric Chiha, talentueux cinéaste autrichien qui s’était fait remarquer dès son premier long métrage, Domaine, sélectionné à la Mostra de Venise et placé tout en haut de son Top Ten 2010 par John Waters. Beatrice Dalle, magnifique, y interprétait une mathématicienne mystérieuse entraînant dans son chaos des possibles, un jeune homme de 18 ans. Son film suivant, Boys Like Us, était une comédie initiatique qui, sur le ton de la loufoquerie, amenait trois amis homos à prendre de la hauteur sur les pentes glissantes des Alpes autrichiennes. Son prochain film quant à lui, Brothers of the Night, sur les écrans à partir du 8 février, et qu’il présentera en avant-première au Cratère le jeudi 2 février, est un superbe portrait de jeunes Roms bulgares se prostituant à Vienne. Un film qui louvoie intelligemment entre scènes dramatisées par des décors et une lumière inspirés du Querelle de Fassbinder et les confidences, les liens forts, entre ces jeunes hommes, hétéros, aussi beaux que des raggazi sortis d’un Pasolini. Semi-documentaire, plutôt que docu-fiction, une étrange alchimie qui libère une mélancolie du déracinement social et sexuel. Un film résolument sensible et à part dans sa forme.
Patric Chiha, qui présentera également une carte blanche de quatre films, sera accompagné de Ioanis Nuguet, un de ses parrains au sein de l’ACID, auteur de Spartacus & Cassandra, son premier long métrage repéré à Premiers Plans, festival des premiers films d’Angers. Un conte documentaire qui trace à travers une poésie réaliste le parcours de deux enfants roms en France. Un chemin initiatique qui passera par le trapèze pour un film écrit à hauteur d’enfant.


Brothers of the Night
(Brüder der Nacht)
Patric Chiha
2016. Fr. / Aut. 88 min. Coul. DCP. VOSTF.
Ils sont jeunes. Ils sont beaux. Ils sont roms, d’origine bulgare. Ils sont venus à Vienne gagner de l’argent pour leur famille. Ils vendent leur corps. Un travail comme un autre. Ou presque.

Séance présentée par Patric Chiha

> Jeudi 2 février à 20h30
Cinéma Le Cratère


Rencontre avec Patric Chiha et Ioanis Nuguet

Entrée libre dans la limite des places disponibles

> Vendredi 3 février à 19h


Domaine
Patric Chiha
2010. Fr. / Aut. 110 min. Coul. 35 mm.
Beatrice Dalle, belle, trouble, inquiétante. Elle est mathématicienne. Elle est mathématique. Géométrique. Algébrique. Est-elle abstraite ? Pierre, lycéen, en éprouve le théorème. À eux deux ils reformulent l’équation être étranger au monde.

Séance présentée par Patric Chiha

> Vendredi 3 février à 21h


Le Rayon vert
Éric Rohmer
1986. Fr. 98 min. Coul. DCP.
Un « Comédies et Proverbes » de Rohmer dans lequel la Rivière (Marie, actrice rohmerienne) rejoint l’océan. À la recherche du rayon vert, ce dernier rayon de soleil que l’on ne peut que trouver sur un océan à son coucher et qui, lorsqu’on l’attrape, permet, dit-on, de lire dans ses propres sentiments et dans les sentiments des autres.

Séance présentée par Patric Chiha

> Samedi 4 février à 15h


Les Derniers Jours du disco
(The Last Days of Disco)
Whit Stillman
1998. USA. 112 min. Coul. 35 mm. VOSTF
Comédie sentimentale crépusculaire. Deux jeunes diplômées, Chloë Sevigny et Kate Beckinsale, partagent appartement et soirées disco. On est au début des années 1980. Le disco brille de ses derniers feux alors que les années yuppies frappent à la porte…

Séance présentée par Patric Chiha

> Samedi 4 février à 17h


Spartacus & Cassandra
Ioanis Nuguet
2015. Fr. 80 min. Coul. DCP.
Quand Spartacus, 13 ans, et sa petite sœur, Cassandra, croisent la route de Camille, trapéziste, qui les accueille sous son chapiteau. Une nouvelle route… mais leurs parents, eux, sont toujours dans la rue. Ils sont roms. Quelle route prendre ?

Séance présentée par Ioanis Nuguet

> Samedi 4 février à 19h


Scorpio Rising
Kenneth Anger
1963. USA. 28 min. Coul. 16 mm.
Le film culte de Kenneth Anger. Homo-érotisme, mode cinéma expérimental blasphématoire.

L’Année des 13 lunes
(In einem Jahr mit 13 Monden)
Rainer Werner Fassbinder
1978. RFA. 124 min. Coul. 35 mm. VOSTF.
L’histoire d’Elvira, transsexuel. Pas le plus connu, mais un des plus chocs et forts des films de Fassbinder, qui n’en manque pas. L’amour est une boucherie. La vie est faite de débris et le cinéma est collage.

Film interdit aux moins de 16 ans à sa sortie

Séance présentée par Patric Chiha

> Samedi 4 février à 21h

Jonathan

Piotr J. Lewandowski, Allemagne, 2016, 99 min, VOST

Le jeune Jonathan mène une vie difficile dans la ferme familiale, entre une tante acariâtre et son père mourant. Arrive Anka, l’assistante de vie, qui va apporter sa lumière, mais arrive aussi Ron, dont la présence va se révéler fort déstabilisatrice.

Un très beau film sur les questions essentielles de la vie et de la mort, des choix que l’on fait, de la culpabilité et de la responsabilité. Et sur le pardon. Le tout bénéficiant d’une magnifique photo qui joue à merveille des contrastes et qui de l’ombre fait jaillir la clarté.
Sélectionné à la Berlinale 2016


Précédé de

Xavier de Ricky Mastro, Brésil, Italie, 2016, 13 min, VOST

Nicolas remarque que son fils Xavier, âgé de onze ans, passe son temps non seulement à jouer de la batterie, mais aussi à regarder certains garçons.

Lundi 06 février à 20h30 au cinéma ABC

A La Carte

De Nacho G. Velilla, Espagne, 2009, 111 min, VOST

Maxi croit que sa vie est parfaite : c’est un cuisinier prestigieux et reconnu, propriétaire d’un restaurant à la mode dans le quartier de Chueca à Madrid. Il vit son homosexualité sans complexe jusqu’au jour où son existence est bouleversée par l’arrivée de ses enfants, fruit d’un mariage d’apparence et par celle de son voisin, un séduisant ex-footballeur argentin.
L’amour, la famille, la jalousie, la paternité… vont dynamiter sa vie.
Un film résolument ibérique, qui témoigne de ce vent de liberté et de douce folie qui souffle chez nos voisins !

Mardi 07 février à 18h30 à l’Instituto Cervantes
Projection gratuite dans la limite des places disponibles

Chemsex avec Romain Amaro

De William Fairman et Max Gogarty, Royaume Uni , 2015, 83 min

Ce documentaire plonge le spectateur dans le milieu « Cruising Gay Londonien » de nos jours.
Une dizaine de volontaires témoignent  et se livrent à visage découvert sur leurs expériences actuelles. Les images sont crues, nous mènent à suivre les « performances » de ces participants.
Des orgies masculines sont organisées, relayées par les applications de rencontres éphémères.
Lors de ces réunions les participants s’injectent des substances illicites…. et se laissent aller à cette frénésie sexuelle via les effets de la cocaïne, du GHB …
Ils se retrouvent désinhibés face à ce nouveau comportement à risque de contamination.
Mais c’est sans oublier l’intervention d’un professionnel de santé/ de la prévention. Il tente d’accompagner et de sensibiliser ces usagers face à ces risques prégnants.

Ames sensibles s’abstenir !

Mardi 07 février à 21h00 au cinéma American Cosmograph
Séance présentée par Romain Amaro (sociologue) et Sandrine Fournier (Sidaction)

Suivi d’un débat, avec les associations AIDES, Act Up, Arc En Ciel Toulouse, ENIPSE

Romain AMARO

Doctorant en sociologie à l’université Paris XI, son travail porte sur la problématisation de la construction du slam et du chemsex comme problème de santé publique. Il a mené depuis 2013 une enquête socio-anthropologique par  immersion sur deux sites de rencontre gays et a pu récolter ainsi des récits de vie avec des usagers de drogues gays . Son travail consiste à ré-historiciser la genèse du slam et du chemsex comme problème de santé publique en s’appuyant sur un corpus de presse des années 80 à nos jours. Il compte également réaliser une immersion auprès des actions de prévention et de santé publique  dans quelques structures de soin accueillant les usagers de drogue gay pour comprendre « l’expérience incarnée d’un problème public » et les stratégies de Réduction des Risques mises en place dans le champ associatif et psychiatrique.

Köpek

De Esen Işık, Turquie, Suisse, 2015, 94 min, VOST

Une journée, trois destins dans la mégalopole d’Istanbul: Cemo, âgé de dix ans, vend des mouchoirs en papier pour subvenir aux besoinx de sa famille. Il est secrètement amoureux de Lara qui vit dans les beaux quartiers. Hayat, une épouse tyrannisée, subit jour après jour un époux méfiant. Un jour, Murat, son ancien fiancé, la recontacte et elle accepte de le rencontrer. Ebru, une très belle prostituée transsexuelle, aime Hakan qui n’ose pas s’afficher avec elle. Tous les trois tentent de réaliser leur rêve du grand amour, ne serait-ce que pour un instant.

Dans son premier long métrage, Esen Isik raconte avec authenticité et poésie une histoire touchante et sensible sur l’amour, la violence et la société turque du début du XXIe siècle.

Mercredi 08 février à 18h00 à l’American Cosmograph.

Awol

De Deb Shoval, Etats-Unis, 2016, 81 min, VOST

Un premier amour. Intense et passionné. Quand la jeune femme de 19 ans, Joey, rencontre la belle femme un peu plus âgée, sexy, pleine de vie et très attirante Reyna, c’est le coup de foudre. Joey est prête à tous les sacrifices pour être avec elle.
Cette belle histoire d’amour se passe en Pennsylvanie où la situation économique est difficile. Joey va donc décider de s’enrôler dans l’armée, qui lui paiera ses études. Un engagement de trois ans. Ensuite, elles pourront être ensemble….

Ce film a remporté le prix de la meilleure première réalisation au festival international de  TampaBay. D’une belle sensualité et hot caliente…A ne pas manquer!

Précédé de Tango de Marie Docher, France. 2016, 4 min, VOST
Chanson trippante de Kovaks ‘ My Love’. Décor blanc épuré. Deux femmes dansent un tango sensuel parfaitement maîtrisé. Frissons…

Mercredi 08 février à 20h30 au cinéma ABC

Watermelon Woman

De Chéryl Dunye, Etats-Unis, 1996, 90 min, VOST

Ce film a été le premier long métrage américain de fiction réalisé par une lesbienne afro-américaine. Le film raconte la relation amoureuse entre une femme blanche (Guenevere Turner) et une femme noire (Cheryl Dunye), qui elle-même fait un film sur la relation amoureuse entre une femme noire (« The Watermelon Woman ») et une femme blanche (inspirée de la réalisatrice lesbienne des années 30 Dorothy Azner). Cette comédie satirique, emblématique du New Queer Cinema, a marqué une génération où le militantisme féministe et lesbien se questionnait sur son multiculturalisme. Il s’est retrouvé au centre des « culture wars », qui opposèrent les conservateurs et les progressistes aux Etats-Unis dans les années 90 : Pat Buchanan, candidat présidentiel et représentant de la « moral majority », s’est en effet insurgé que The Watermelon Woman ait reçu des subventions publiques.

Teddy Award du Meilleur Film en 1996

En collaboration avec Cineffable pour les sous-titres.

Jeudi 09 février à 18h00 au cinéma ABC
Séance en partenariat avec Le 7e genre (Paris) « le ciné-club qui défie les normes »

Rétrospective Bruce La Bruce à la Cinémathèque

Du 8 février 2017 au 11 février 2017 
Voir les projections

Bruce de décoffrage

À ne pas manquer. À découvrir, mais pas pour tous les yeux. Comme souvent quand on a affaire à un artiste qui change les règles en bousculant les codes ; comme toujours quand il s’agit d’un artisan de la contre-culture et que son œuvre éclabousse le politiquement correct, Bruce LaBruce est un cinéaste qui peut déranger. Un cinéaste underground d’origine canadienne. Un cinéaste LGBT hard. La marge est ce qui fait tenir les pages ensemble, dit-on pour la recentrer. Celle de Bruce LaBruce les froisse, si elle ne les déchire pas. Au programme : homosexualité, gore, fétichisme, éphèbes, romance, zombies, sexe explicite, politique, mise en abîme du cinéma et humour. En une dizaine de longs métrages, sans compter les courts, les vidéos, les expos photos et les installations, Bruce LaBruce, depuis ses débuts fin des années 1980, a inscrit – doublement – son nom au fronton du mouvement Queer et des incontournables du cinéma underground aux côtés des Jack Smith, Kenneth Anger et autres Richard Kern ou Gregg Araki. Élève de Robin Wood, critique de cinéma fondamental dans sa lecture politique et sexuelle des films (Responsibilities of a Gay Film Critic), passé par l’école « Do it yourself » du fanzinat, Bruce LaBruce a développé un cinéma frondeur, provocant et subversif, dans lequel une charge homo-érotique (jusqu’à la pornographie) répond à une violence sociale brutale. Homosexualité radicale affirmée contre norme hétéro. Skinhead se masturbant sur Mein Kampf, fist-fucking avec un moignon, zombie ressuscitant les morts avec son sexe…, Bruce LaBruce érige l’homosexualité en arme de destruction massive contre toutes les formes de bien-pensances, faisant du vit le pied-de-biche qui fracture les tabous des morales étriquées. Après avoir imposé ses canons au New Queer Cinema avec les incontournables No Skin Off My Ass (quand un coiffeur punk désire un skin) et Hustler White (virée dans le milieu de la prostitution gay de Los Angeles), il peut se réapproprier une figure du porno gay en la mixant aux codes du cinéma d’horreur (L.A. Zombie), débouchant sur une métaphore anticapitaliste tissée dans la poésie visuelle trash de l’image numérique. Mais il peut aussi donner dans la comédie romantique taillée dans le patron du cinéma indé pour raconter l’histoire d’un jeune homme qui se découvre une attirance pour les hommes âgés et tombe amoureux d’un homme de 82 ans (Gerontophilia). Le tout sans jamais se départir d’un humour grinçant. Ce qui ne l’empêche pas de laisser sourdre une forme de mélancolie quand il aborde le monde du cinéma, que ce soit dans son autobiographie filmée (Super 8 1/2) ou à travers un film sur un tournage qui est aussi un film de zombie (Otto). Figure emblématique d’un cinéma LGBT radical, Bruce LaBruce est définitivement un cinéaste totalement iconoclaste, qui s’amuse d’une esthétique gay en même temps qu’il la crée et la réinvente. Il y a de la force visuelle dans son cinéma. Et il y a de la révolte. Il y a du Jean Genet. Mais un Genet qui ne se prendrait pas au sérieux, un Genet passé par le romantisme façon John Waters. À ne pas manquer donc.

Rétrospective proposée en partenariat avec Des Images Aux Mots, festival de films LGBT de Toulouse

Franck Lubet, responsable de la programmation