Archives de catégorie : Évènements

Présentation du programme et Courts-Métrages 2019

Mercredi 23 janvier 18h EDL

Projection de 4 courts métrages
Suivie d’un concert de CharGharb Trio

Un groupe de jeunes femmes palestiniennes, passionnées de musique et de culture, qui se dressent contre les normes et les stéréotypes culturels en cultivant une sonorité hybride, à la fois orientale et classique.

Chechnya Jordan Goldnadel, France, 2018, 15 min, VOST

Tchétchénie, de nos jours. Un film inspiré de témoignages sur l’horreur du sort réservé aux homosexuels dans le pays.

Three centimeters Lara Zeidan, Liban/Canada, 2018, 9 min, VOST

A Beyrouth, quatre amies adolescentes font un tour de grande roue. En prenant de l’altitude, les langues se délient.

Mrs McCutcheon, John Sheedy, Australie, 2017, 17 min, VOST

Tom, 10 ans, préfère les robes et a du mal à se faire accepter dans sa nouvelle école. C’est sans compter sur sa maman, la maîtresse, et son nouvel ami Trevor…

More than god, Kevin Cahill, Irlande, 2015, 9 min, VOST

De surprise en malentendus, voici un mini-vaudeville pétillant d’humour noir.

Entrée gratuite

Ulrike Ottinger à la CINÉMATGÈQUE

Figure de proue du cinéma d’avant-garde allemand et féministe de la première heure, hommage à une cinéaste hors du commun qui n’en finit pas de secouer le cinéma depuis le début des années 1970.
Nous avons déjà programmé occasionnellement de ses films – dans le cadre de programmations thématiques ou de soirées événementielles – mais nous n’avions jamais proposé une rétrospective de l’ensemble de son œuvre pour elle-même. Peut-être parce que son cinéma semblait trop balisé « avant-garde », « féministe », et que cela finissait par le confiner aux centres d’art contemporain et aux soirées ou festivals LGBT. Peut-être aussi parce que tout simplement, tout en semblant tout étiqueté, c’est un cinéma qui n’en finit pas d’échapper aux tiroirs dans lesquels on ne peut s’empêcher de vouloir enfermer les films ou/et leurs auteur.e.s ; et que se dérobant à tout critère, il paraît difficile à défendre auprès d’une large audience, comme réservé à une élite et à montrer avec parcimonie. Telle l’argenterie que l’on sort pour certaines occasions. Sauf que le cinéma d’Ulrike Ottinger vaut plus que de la vaisselle, tenant davantage du diamant. Solitaire, tant il est éclat et unique. Autant de raisons qui font justement qu’une rétrospective s’imposait. Autant de raisons qui en font un cinéma passionnant à partager.
Plongée dans un univers étrange et beau qui se donne comme de la peinture et des sons. Une suite de tableaux en guise de narration. Et la transgression pour fond de toile. Velasquez pop, Ulrike Ottinger dépeint moins le monde à travers le cinéma qu’elle ne peint un monde transfiguré par son regard. Un monde tel une fête foraine décadente dans laquelle des personnages de contes saisis en portrait cherchent à trouver refuge. Un monde baroque où le simulacre retrouve sa fonction antique : la représentation d’un possible mythe. Jumelle d’un Paradjanov / Jodorowski siamois, elle crée d’iconoclastes icônes, fantômes ou phantasmes, qui inventent un nouveau réel. Un réel qu’elle n’hésite pas à bousculer en allant le chercher à travers le documentaire, jonglant avec les genres cinématographiques, documentaire et fiction, comme avec les sexes, féminin et masculin. Transgenre.
Qu’elle filme la chute du mur de Berlin ou la manipulation d’un Dorian Gray par des médias mabusiens, qu’elle parte à la recherche de Juifs exilés à Shanghai ou qu’elle envoie Delphine Seyrig à la rencontre d’Amazones mongoles, qu’elle s’enfonce dans le pays de la neige en mode Kabuki ou qu’elle nous offre une odyssée du monde complètement dingue à travers le temps, ou qu’elle nous entraîne avec amusement dans un célèbre parc d’attractions viennois sans ticket de retour, c’est toujours à un voyage vers le fabuleux qu’elle nous invite. Un poème surréaliste peut-être, en apparence. Un voyage écrit par une poétesse shaman, certainement. Initiatique.

Franck Lubet, responsable de la programmation

En partenariat avec le Goethe-Institut dans le cadre de la Semaine franco-allemande (19 janvier-2 février 2019).

https://www.lacinemathequedetoulouse.com/programmation/cycles/2099

Exposition « Regards En Tous Genres »

VERNISSAGE LE 4 FEVRIER A 22H ABC

DU 1ER AU 14 FEVRIER

Peu importe le genre exprimé, peu importe le genre que vous percevez, peu importe le genre que l’on nous assigne, il n’y a pas de différences entre nous. Nous sommes toutes et tous des Humains, avec nos joies et nos problèmes, nos besoins et nos désirs. Cette exposition de “Regards En Tous Genres” réalisée par la commission Trans/Inter de l’association ARC EN CIEL Toulouse-Occitanie, vous propose de trouver derrière leur regard, l’identité de genre dans laquelle se reconnaissent les modèles ayant accepté de poser devant l’objectif. L’objectif est de montrer qu’on ne peut pas deviner le genre d’une personne au premier regard.

Association ARC EN CIEL

Unconventional Love

EXPOSITION CHIARA LUXARDO et SARA MAGNI

Tomboys & transmen au Myamar

Exposition du 4 au 19 février – Vernissage le 5 février à 18h à l’EDL

Alors que le Myanmar poursuit sa libéralisation après plus de cinquante ans de dictature militaire, les minorités SOGIE (orientation sexuelle, identité de genre et expression de genre) sont confrontées à une multitude de discriminations.

Bien que les institutions politiques et juridiques changent rapidement depuis les élections générales de 2010, les droits

de la SOGIE sont loin d’être une priorité de la loi : les relations entre personnes du même sexe sont, en fait, toujours illégales. L’article 377 du Code pénal incrimine les «relations sexuelles charnelles contre l’ordre de la nature» et, bien que rarement appliqué, il crée un climat de peur et d’oppression.

Dans la pensée bouddhiste, la vie est cyclique et la position sociale de chacun est déterminée par son karma à la naissance. En conséquence, l’homosexualité est perçue par la majorité comme le résultat de transgressions sexuelles et d’un adultère perpétrés dans une vie antérieure.

Beaucoup d’hommes transgenres s’appellent eux-mêmes «Tomboy», utilisant l’anglais car il n’y a aucun mot en birman pour les gays ou les lesbiennes autres que des insultes. Devenir un homme transgenre le rend plus socialement accepté.
Ce projet photographique de première main présente des histoires d’amour non conventionnel à travers l’extraordinaire témoignage de dix couples birmans qui ont décidé de rompre le silence et de devenir des agents du changement. Sara Magni & Chiara Luxardo

Deux photographes milanaises vivant en Birmanie dont le travail est souvent lié à des sujets de notre societé comtemporaines.

Chira Luxardo Nominée au World Press Photo Joop Swart Masterclass 2017 photographes indépendante pour des ONG et des entreprises.

Sara Magni photographe indépendante. Parallèlement à des projets personnels, elle travaille pour des clients spécialisés dans les portraits et la décoration intérieure.

Avec la participation d’Amnesty International

Aria

MARDI 5 FEVRIER 20h à l’Espace des Diversités et de la Laïcité

Emilie Jouvet France 2017 60 min VF

Voilà un sujet qui devrait revenir dans l’actualité 2019 : la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Dans ce documentaire, Emilie Jouvet, alors elle-même enceinte, aborde avec réalisme et militantisme cette question. Pour cela, elle utilise des témoignages qu’elle croise avec sa propre histoire. Un documentaire vrai, humain sur une question qui suscite tant de fantasmes chez les opposants à la PMA.

Chéries-Chéris 2017,
Prix d’honneur meilleur documentaire au Festival Zinegoakde Bilbao 2018, Cineffable

Suivi d’un échange avec l’APGL, Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens

  • Sébastien Nouaille, responsable de l’APGL en Occitanie.
  • Sara Khoury, avocate au barreau deToulouse, membre de la commission juridique de l’association.


Fire

MERCREDI 6 FEVRIER 19h à la Cinémathèque

Deepa Mehta Inde / Canada 1996 108 min VOST

Le troisième long métrage de la réalisatrice canadienne d’origine indienne, Deepa Mehta. Une histoire d’amour entre deux femmes délaissées par leurs maris. L’une parce que son époux est entré en abstinence sexuelle. L’autre parce que son mari a une maîtresse. Elles sont belles- sœurs et bientôt seront amantes. Érotisme d’un amour entre femmes.

Un tabou brisé qui fit polémique à sa sortie. Le film fut violemment critiqué en Inde et interdit d’exploitation à Singapour et au Kenya. Un courageux film de femmes qui dégage une sensualité sereine et qui milite pour la libération des carcans.