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Présentation du programme et Courts-Métrages 2017

Présentation de la 10e édition du festival
Mercredi 25 janvier à 18h00
Auditorium de l’Espace des Diversités et de la Laïcité

Cette présentation sera suivie de la projection de trois films.

Swirl

De Petersen Vargas, Indonésie, 2016, 4 min, VOST

Au cours d’une journée ensoleillée, deux filles se rapprochent.

The Orchid

De Ferran Navarro-Beltran , Espagne, 2016, 3 min, VOST

Parfois, les conversations les plus importantes sont provoquées sur messagerie vocale.

Not K.O.

De Xavier Sirven , France, 2016, 20 min

Joanne part. Pour Polly, la fille du garagiste du coin, il ne reste qu’une chose à faire : dépasser les sous-entendus et donner corps à leur histoire d’amour. S’il y a quelque chose à vivre avec Joanne, Polly est prête à tout.

Entrée gratuite
Suivi d’un verre de l’amitié

Soirée spéciale courts-métrages à La Chapelle 2017

Lundi 30 janvier à 19h30 à La Chapelle

Encore la nuit de Mignon, France, 2016, 22 min

Tourné en une nuit, ce film est une fête et cette fête est ce film. Dans un squat à Toulouse, des trans, des pédés et des gouines discutent, dansent, se droguent et se draguent.


Sorcière queer de Camille Ducellier , France, 2016, 12 min

Portrait d’un monstre à deux têtes


Suivie d’une rencontre/débat avec Cuti Productions

Cuti productions est un collectif transpédégouine de cinéma, qui a pour but de travailler autour de la création, production, diffusion de films de manière DIY (Do It Yourself), en dehors des circuits traditionnels. Il explore les représentations audiovisuelles à partir de nos points de vue minoritaires, pour ébrécher les discours universels produits par des catégories sociales hégémoniques.


Entrée gratuite

Venez découvrir des films, boire un verre, discuter, échanger !


La Chapelle Jeanne d’arc est un lieu occupé depuis 1993. L’association l’Atelier Idéal a pris le relais de Planète en Danger, qui a investi ces lieux à l’issue d’une action de rue pour dénoncer la mainmise de la promotion immobilière sur l’aménagement de la ville.

Au service d’un enrichissement de l’imaginaire collectif, l’Atelier Idéal concentre son activité sur la gestion et l’animation d’un lieu vécu comme un outil de l’expérimentation sociale. Objectif ?

“Nous réveiller plus libres, vivre des expériences et des rencontres qui nous nourrissent et nous tiennent debout”.

Brothers of the Night (Brüder der Nacht)

Patric Chiha
2016. Fr. / Aut. 88 min. Coul. DCP. VOSTF.

Le réalisateur Patric Chiha, à qui la Cinémathèque de Toulouse consacrera un week-end les 3 et 4 février, présentera en avant-première son nouveau film, “Brothers of the Night”.

Jeudi 2 février à 20h30 au cinéma Le Cratère.

« Chiha y a filmé une bande d’ados et post-ados bulgares (entre 16 et 25 ans) venus gagner leur vie à Vienne en se prostituant dans les réseaux gays. Leur situation est glauque, mais Chiha lui insuffle une énergie, une beauté et une humanité époustouflantes. Ces “frères de la nuit” sont d’une présence cinégénique extraordinaire : ils sont beaux, sexy, hâbleurs, canailles, aimantent la caméra, et racontent leur expérience de putes homos avec un mélange de vérité abrupte et de frime mytho, tels des acteurs-nés. Chiha ne cherche pas à expliquer, analyser ou dénoncer leur condition de vie, il évite la sociologie et le misérabilisme préférant plutôt accompagner ces jeunes gens avec empathie, les filmer en passant du temps avec eux, en faire des personnages de cinéma. Il ne les filme d’ailleurs pas en “action”, mais en dehors de leurs passes, quand ils sont entre eux et quand ils se racontent, dans la rue ou dans des bars aux éclairages roses, bleus, rouges…
“Brothers of the Night” n’a ainsi rien de voyeuriste mais magnifie au contraire ce sous-prolétariat du sexe et des flux économico-géopolitiques inégalitaires. Chaque plan est inspiré, vibrant, porté par la stylisation coloriste des lumières de bars et par une BO superbe. Pour avoir une idée de la puissance de cinéma à l’œuvre ici, pensez à Fassbinder, Pasolini, Kenneth Anger, rien de moins. “Brothers of the Night” est un film d’une beauté sauvage, du sunlight pour les gueux. »
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles