Too Much Pussy de Émilie Jouvet

Vendredi 11 février à 20h30 à l’ Utopia
(France/Allemagne, 2010, 1H38)

« TOO MUCH PUSSY! Feminist Sluts in The QueerXShow » est un road-movie jouissif et truculent sur la post-pornographie et le mouvement féministe sex-positif.

C’est un documentaire explicite sur les folles aventures de 7 jeunes artistes performeuses , réunies le temps d’une tournée épique, qui ont traversé l’Europe en van pendant l’été 2009, foulé les scènes cosmopolites des boîtes de nuits branchées parisiennes, en passant par les squats queers underground berlinois et les théâtres prestigieux de Paris, Berlin, Stockholm, Copenhague…

Jeunes femmes militantes, artistes, écrivaines, musiciennes, sex workers, pornostars.
Pin-up vintages , Punkettes, Teenagers, Androgynes, Femmes Fatales, Girls next door …
Elles viennent d’Europe et d’Amérique.Lesbiennes, Bisexuelles.Queers.
Leurs (dés)orientations sexuelles et expressions de genre sont diverses et multiples.
Nées de la révolution féministe pro-sexe initiée dans les années 80 par Annie Sprinkle, Candida Royalle, Carol Queen, ces jeunes femmes assument leur goût pour la sexualité, jouent librement avec les genres et réinventent sur scène de nouvelles représentations du désir et de la jouissance.

Le film documente leur tournée, les expériences marquantes que les 7 filles ont traversé, les croisements dans leur spectacle et dans leurs vies entre la pornographie et l’art, la performance et la réalité, le privé et le politique.

La camera d’Emilie a tout filmé, des connections intimes qui se sont développées entre les filles, aux inévitables tensions dues à l’épuisement de la route, des rencontres amicales et sexuelles avec les habitant-e-s des villes traversées, aux réflexions politiques et artistiques développées par les performeuses.
Emilie Jouvet, Wendy Delorme, Judy Minx, Madison Young, Sadie Lune, Mad Kate and DJ Metzgerei vous offrent une parenthèse de liberté, un manifeste féministe sex-positif.

Les pré-ventes en ligne sont closes. Rendez-vous directement au cinéma (largement) avant la séance.

ILS PARLENT DE TOO MUCH PUSSY !

« Explicite, réjouissant et militant ! »Jacky Goldberg, Les Inrocks
« Un road movie lumineux, drôle, touchant et militant. Un film complet, généreux dans son brassage des genres, rigoureux dans sa forme.Son propos libre, joyeux et original sur la sexualité affiche une vertigineuse avance sur l’intégralité de la production ciné hexagonale. Un film puissant et exemplaire. »
Cyril Lener , Chronic’Art.

« Too much pussy! va sûrement devenir culte pour notre génération qui se reconnait dans l’exploration d’une sexualité plus libre.
Une troupe de «Feminist Sluts», bien décidées à faire évoluer nos consciences ! »
Ursula Del Aguila , Tetue

«Devenons autre chose que ce pour quoi la société nous a programmé», répètent les filles de Too Much Pussy! .
Elles le répètent sur tous les tons, jouant avec les codes masculin-féminin.
La notion de politiquement correct ne compte pas pour ces filles de la nouvelle génération !  »
Agnès Giard, Liberation.fr

« Un documentaire plein d’imagination, très profond, qui relève carrément de la philosophie sans avoir l’air d’y toucher, mais aussi surtout très drôle ! A voir absolument !  »
Yvette Néliaz, Archéologie du présent.

« Un road-trip lesbien foutraque et engagé, ne rechignant pas à l’explicite, à la bande-son hallucinante.  Si vous avez l’occasion de le voir, foncez ! »  Maïa Mazaurette , Sexactu.

«Des actrices énergiques, une bande sonore pointue et une envie incommensurable de monter à bord de ce van pour partir avec elles ! Et comme le dit la bande son,  » Everytime we fuck, we win ! » Oh yeah ..»
Second Sexe Magasine

« Attention, coup de cœur!  »
Judith Silberfeld, Yagg

« Il s’agit de femmes conscientes, activistes et libres qui critiquent les règles au lieu de simplement désobéir, et exercent leur propre politique sexuelle »
Cyberkor

« Un nouveau regard posé sur la sexualité féminine, bien loin du mythe du Prince Charmant ! »
Phéno , Ladiesroom.

« Un vrai road-movie à bord d’un van décoré de fleurs, de tampons et d’une barbie bordage.
Les filles de « Too Much Pussy! « apportent une bouffée d’air frais dans les esprits un peu engoncés !  »
Syd T.Gray , Barbitu(e)rix Mag

«L’embrasement des plus grandes capitales d’Europe, l’axe Paris-Berlin-Stockholm en chaleur et au bord de la sexplosion.
Une révolution qu’on attend de pied ferme et qui passe forcément près de chez vous ! »
Menstyle

«Intéressant, poétique, et surtout très HOT! Le Queer X Show a séduit nos petites mirettes affolées.»
Mister Mister, Yagg

«Les sept filles taillent la route, lunettes de soleil roses en forme de cœur sur le nez, moustaches dessinées sur des sous-vêtements.
Un documentaire très libre, comme ces filles peuvent l’être, résume Emilie Jouvet , qui ajoute ainsi une pierre à l’édifice d’Annie Sprinkle  »
Tetue

In English

Emilie Jouvet
Director / Photographer
Born in 1976 Lives in Paris

Film director and photographer, Emilie Jouvet is a young independent parisian artist. Her personal, artistic, and political work shows her friends and lovers in their intimacy, far away from the clichés of the standard gay representations.Her work, stemming from post-feminism thought, exposes with intensity, the beauty of human bodies, asserting themselves and fighting against their own biological and cultural boundaries.
Displayed in numerous Contemporary Art Centers (Carrousel du Louvre, Sollertis, ArtRebels, Tristesse Deluxe, La Criée, Agnès B, Le Beursschouwburg), her photographic work has investigated, for the past ten years, the faces of the underground Parisian Queer Scene, in their intimacy or in subversive directions, twisting genres and identities.
Her models travel between genders. She shows their sexy, troubled and strong identities.
Her shifted and provocative art-videos and features films are shown in international art exhibitions, Films festivals, and were screened on TV channels.
She founded her own queer and feminist art organizations: « Les Très Très Méchantes Filles » and « Fem Menace », and organizes parties and exhibitions.
Since 2006 she writes a diary blog of her filming experience about interaction between Art, Genderqueer, Feminism and Sexuality.

FILMOGRAPHY

« ETRE UNE FEMME », 3mn45,2003.
« MADEMOISELLE », 4mn20, 2003.
« KISSING », 4mn, 2003.
« BLANCX », 3mn30, 2004.
« ELECTRIC DESIRE »,3mn20,2004.
« ROOF »,8mn30,2004.
« BLIND PORN », 3mn30,2005.
« ONE NIGHT STAND »,1h20, 2006.
« VICIOUS » , 5mn, 2007.
« MEMORIES », 4mn30, 2008.
« PARTY TIME » , 4mn, 2008.
« KISS ME » , 20mn, 2008.
« THE APPLE » , 6mn, 2008.
« TOO MUCH PUSSY ! Feminists Sluts in The Queer X Show » 1h38, 2010

AWARDS

« ONE NIGHT STAND »
First Prize, Porn Film Festival Berlin, 2006
First Prize, Amsterdam Porn Film Festival, 2007
Special Prize of the Jury, Copenhagen Gay and Lesbian Film Festival, 2008
Sexiest Dyke Movie Prize, Feminist Porn Awards, Toronto, 2009

« THE APPLE »
First Prize, International Best Short Film Competition,MadridFilmFest,2009
Jury Award for Most Innovative Short Film ,Seattle Lesbian and Gay Film Festival,2009

CONFERENCES

– How to Develop a Documentary Film Tel Aviv Cinemathèque, Israel.06/10
– How to direct a sex scene , LGBT Center, Tel Aviv, Israel.06/10

-« Allibera’t!  » , Octubre, Centre de Culture Contemporaine de València, Espagne 03/10
Cycle de conférences sur l’art et le cinema post-porn féministe, mené par les réalisatrices Petra Joy, Emilie Jouvet et Shu Lea Cheang.

– « L’Art, le sexe et l’argent « , Fest Anticodes, Le Quartz, scène nationale de Brest.03/10Une conférence sur le moralisme et la pornographie dans l’art, menée par le philosophe Ruwen Ogien, avec les artistes Wendy Delorme, Emilie Jouvet, Nadège Piton, Louis(e) de Ville, animée par Jacques Blanc, directeur du Quartz .Une rencontre avec des artistes dont les pratiques vont de la scène aux espaces les plus secrets des expériences corporelles. Tous ont en commun des réalisations artistiques hors normes et interrogent notre perception du corps humain. Ils écrivent, ils cherchent, du cabaret underground aux festivals les plus célèbres… et « jettent leur corps dans la bataille » comme disait Pasolini. Que cherchent-ils dans cette intensification de la présence physique en représentation ? Portent-ils atteinte à la « dignité humaine » ou au contraire redonnent-ils une plus grande place à l’humain ? L’art change parce que le réel a changé.Conférence-démonstration avec lectures, images et projections
-« L’Art, le sexe et l’argent « , Fest Anticodes – Théâtre National de Chaillot, Paris.02/10

-Festival des genres, Théâtre de L’Opprimé, Paris. 02/10
Loin des sentiers battus et des injonctions quotidiennes, artistes, créateurs et universitaires s’intéressent aux questions des genres et des identités sexuelles.Entre droit à la différence et droit à l’indifférence.En ne considérant jamais la sexualité uniquement comme un produit marchand mais bel et bien comme un territoire de la pensée et de la créativité.
Une conference faite de lectures, vidéos et performances autour des écritures et des représentations lesbiennes par Clélia Barbut, Wendy Delorme, Emilie Jouvet & Nadège Piton.

-« Les Mots de La Chair : Femmes, artistes et création », Maison des Métallos, Paris. 10/10
Parce qu’on nous dit “femmes-artistes” mais personne ne dit jamais “hommes artistes”, on dit “écrivaine lesbienne” mais jamais “écrivain hétérosexuel”, on dit “littérature érotique” et “cinéma porno” mais jamais “littérature non sexuelle” et “cinéma non explicite”.
Parce que l’être-femelle préempte encore socialement l’être-créatif. Parce que la chair teinte les mots, donne une certaine grille de lecture à ceux qui les reçoivent.Parce qu’on sépare toujours la chair et l’intellect, le haut et le bas, le profane et le sacré. Parce qu’on ne pense pas ensemble la tête avec le cul. Parce que la Distinction sociale existe toujours. Parce qu’il y a toujours les mots nobles, et les mots impurs.Rencontre organisée dans le cadre du cycle de conférences « Les limites de l’art »Un cycle de rencontres publiques proposé par Jacky Katu, anthropologue et réalisateur.Comment concevoir un art engagé qui ne soit pas asservi à une idéologie, une religion ou une morale particulière ? De nombreux plasticiens, cinéastes, chorégraphes, metteurs en scène… essaient aujourd’hui de renouveler cette exigence. Ce nouveau cycle des rencontres publiques leur est consacré.Avec L’écrivain Wendy Delorme,  la réalisatrice Emilie Jouvet, l’écrivaine et journaliste Peggy Sastre et les performeuses Nadège Piton et Louis(e) de Ville. Lectures, vidéos et échanges.

JURY
-TLV festival de films de Tel Aviv, Israel, 10
– » Silence, on court! Fest », Forum des Images, Paris,10
-« Porn Film Festival ». Berlin, 09.

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