Ekifire : exposition Frédéric Noy

Ekifire cela veut dire « Ce qui est cassé », ou « Demi-mort » en langue ougandaise

Avoir des relations sexuelles entre adultes de même sexe est considéré comme un délit, voire un crime, dans 77 pays du monde. En Afrique, plus de 30 pays disposent de lois répressives. Depuis des années, Frédéric Noy documente la vie de la communauté LGBTI dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est aux législations radicalement différentes : Burundi, Rwanda et Ouganda. L’Ouganda a notamment durci sa législation avec la loi Kill the Gays (Mort aux Gays), votée furtivement et nuitamment en décembre 2013.  Victimes de violences physiques, psychologiques ou sociales, les LGBTI africains luttent quotidiennement contre un tabou enraciné et sévèrement puni par leurs proches. Déterminés à lutter pour leurs droits, ils ne se résignent pas à vivre dans la peur. Rassemblant leur courage et poussés par une foi inébranlable, ils encouragent les membres de la communauté LGBTI à se montrer et à défier la société.

Frédéric Noy est un photographe indépendant représenté et distribué par l’agence Cosmos. Ses récits photographiques s’attardent sur les creux de l’actualité et sur l’existence de populations prises dans l’engrenage de conflits, ou socialement exclues et stigmatisées.

Ekifire lui a valu le 3ème prix dans la catégorie Insider/Outisider du Pride Photo Award. Il était également dans le programme de Visa pour l’Image 2016.

Avec la participation d’Amnesty International

Exposition du 1er au 15 février, entrée gratuite

Vernissage Mercredi 7 février à 18h (Skype avec Fréderic Noy) à l’Espace de Diversités et de la Laïcité.

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